Alexia, te parler de pouvoir au féminin serait galvaudé, le combat de Ségolène et les autres doit sonner à tes oreilles comme une lutte bien dérisoire, puisque les clés de la boutique, tu les as gagnées toute seule comme une grande, en 1998 en entrant chez Endemol France avec de la rage au ventre et beaucoup de sueur au front…
Petit Poucet du top management télé, tu démarres dans l’ombre de Denisot à la production de l’émission « Télé Dimanche » sur Canal Plus en 1995, intronisée par Michel Thoulouze, ton beau père responsable de la chaîne Planète proche du groupe Canal.
« Arrête moi, si tu peux », notre Di Caprio de la télé au féminin déclare sur son site : « assumer la légèreté, le divertissement, le goût du pouvoir et avoue avoir l’âme d’une corporate, qui aime bien être le chef, gérer des gens, une équipe mais déteste être la proie d’un concept.» ! Quelle impertinence, TF1 en 1997 sur le Mag People « Exclusif » aura été une merveilleuse école pour toi, histoire de t’aguerrir tout à fait, au savoir être en vigueur dans le PAF.
Mais ta vraie prise de la Bastille se situe pour toi en janvier 2000, lorsque tu prends en charge les filiales de production d’Endemol ASP et Niouprod, avec “Loft Story” puis“Star Academy”. Tu occupes alors le poste de directeur artistique de ces filiales ! Purée, tout ça pour un p’tit bout d’femme !
On dira ce qu’on veut sur la femme publique, mais la femme d’affaires est redoutable : un sacré flair doublé d’une bonne stratégie de l’efficacité !
Qui l’eût cru, la madone de la télé poubelle garantie temps de cerveau 100% dispo pour tous les lessiviers d’occident, un modèle pour moi, la chroniqueuse aigre douce !
Et bien oui, je te le dis tout de go, les yeux dans les yeux : T’assure un max, Miss France de la Prod TV, une future Marianne, le buste en marbre dans chaque mairie de France, qu’en dis-tu ?
Shakement vôtre.
Julia Santi pour Téléfil